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Deux aides pour rénover des hébergements collectifs et des hostels

Deux dispositifs soutiennent des projets de création, réhabilitation ou extension d’hébergements touristiques collectifs. Les travaux réalisés par des entreprises spécialisées font partie des dépenses pouvant entrer dans l’assiette, sous conditions.

Deux aides publiques visent des projets d’investissement dans l’hébergement collectif touristique. La première concerne des hébergements collectifs d’au moins 40 lits situés en région Grand Est, comme les villages de vacances, résidences de tourisme, maisons familiales de vacances, centres de vacances, centres internationaux de séjour et auberges de jeunesse. La seconde cible les hébergements de type hostels, avec une capacité minimale de 15 lits et une offre mêlant dortoirs, chambres privatives et espaces partagés.

Le cadre retenu n’est pas centré sur l’achat de matériaux seul ni sur de simples interventions d’entretien. Les dépenses citées portent notamment sur des travaux confiés à des entreprises spécialisées, sur des honoraires d’architecte ou de maître d’œuvre, et sur certains équipements ou démarches liés à la qualité de l’offre et au développement durable. Les factures de matériaux seules, les travaux d’entretien courant et les investissements limités à une mise aux normes ne figurent pas parmi les dépenses éligibles.

Pour les hébergements collectifs de 40 lits minimum, le périmètre inclut plusieurs formes d’accueil touristique collectif. Les porteurs mentionnés sont les associations, les SCIC, les communes ou autres collectivités territoriales propriétaires des murs, les acteurs privés, ainsi que les sociétés de portage lorsque l’hébergement est géré par une association. Les centres appartenant à un comité d’entreprise sont écartés du dispositif.

Pour les hostels, l’aide vise une forme d’hébergement décrite comme hybride. Elle associe des lits en dortoirs partagés, des chambres privatives doubles à quadruples, un lieu de vie animé et convivial, ainsi que des services pouvant répondre aux attentes des clientèles : espace de co-working, cuisine partagée, consigne à bagages, casiers sécurisés, salles de réunions ou local à vélos. Des prestations de restauration ou de bar peuvent aussi être présentes. Les porteurs cités sont les associations, les SCIC, les communes ou autres collectivités territoriales propriétaires des murs, les sociétés privées hors groupes, enseignes ou franchises, et les sociétés de portage lorsque l’hébergement est géré par une association.

Dans les deux cas, les investissements jugés prioritaires sont ceux qui présentent un intérêt économique, avec une mesure du maintien ou des créations d’emplois envisagées à l’issue des travaux. Les structures exemplaires, ou allant vers l’exemplarité en matière de développement durable, sont également prioritaires. Les projets dont la principale source d’énergie reste le fioul après travaux sont exclus.

Les dépenses de travaux retenues concernent des interventions réalisées par des entreprises spécialisées, en dehors du porteur de projet lui-même, lorsqu’elles apportent une plus-value qualitative à l’offre d’hébergement collectif. La dépense éligible liée à ces travaux est supérieure à 125 000 € HT. Les honoraires d’architecte ou de maître d’œuvre entrent aussi dans la liste des dépenses citées.

Certaines dépenses liées aux équipements de bien-être sont encadrées. La création ou l’amélioration d’une piscine, d’un spa, d’un bain finlandais, d’un sauna ou d’un hammam peut être prise en compte uniquement si les équipements répondent à des enjeux de développement durable. La justification technique porte sur les procédés, les matériaux ou les conditions d’exploitation, avec les économies réalisées sur l’eau et l’énergie après travaux. Le coût d’une démarche environnementale ou du label Destination d’Excellence auprès d’un organisme certificateur est aussi mentionné. Le développement d’une offre digitale est pris en compte dans la limite de 5 000 € de dépenses éligibles.

La fiche Soutien aux hébergements collectifs fixe une subvention plafonnée à 200 000 €, portée à 250 000 € lorsque le projet est implanté sur une friche ou s’inscrit dans une requalification de friche. La fiche Soutien aux hébergements de type hostels retient un plafond de 100 000 €, porté à 150 000 € en cas d’implantation sur une friche, par exemple une friche militaire, ou dans le cadre d’une requalification de friche. Dans les deux cas, la subvention représente au maximum 20 % des dépenses retenues en euros HT, ou en TTC lorsque le bénéficiaire n’est pas assujetti à la TVA.

Les travaux cités comme éligibles sont ceux réalisés par des entreprises spécialisées, et non par le porteur du projet lui-même. Ils sont cités dans le cadre d’un projet plus large de création, de réhabilitation ou d’extension d’équipements d’hébergement, avec une dépense de travaux éligible supérieure à 125 000 € HT.

Sources

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