Une étude diffusée par la librairie de l’ADEME s’intéresse à un point souvent traité au moment de la réception, mais moins dans la durée : l’étanchéité à l’air des bâtiments. Le document porte sur le projet DURABILIT’AIR 2 et sur l’évolution de cette étanchéité pendant la première année d’occupation. Il concerne des maisons individuelles et s’inscrit dans le champ du bâtiment, avec une publication classée comme étude/recherche.
Le point de départ est clair : l’étanchéité à l’air participe à la performance énergétique d’un bâtiment et au confort des occupants. Les réglementations RT2012 puis RE2020 fixent des seuils de perméabilité à l’air lors de la réception des bâtiments. Le projet étudié regarde un autre moment de la vie du bâtiment : ce qui se passe après, au cours de la première année d’exploitation, une fois la maison occupée.
DURABILIT’AIR 2 prolonge un premier programme, mené entre 2016 et 2019. Ce premier travail avait fait ressortir une tendance générale : l’étanchéité à l’air tendait à se dégrader dans les premières années suivant la construction. Mais les résultats n’étaient pas uniformes. Les évolutions mesurées présentaient une dispersion très forte, ce qui signifie que les bâtiments ne réagissaient pas tous de la même manière.
Les causes possibles évoquées sont multiples. Les écarts pouvaient venir des systèmes d’étanchéité utilisés, de différences dans la mise en œuvre, ou encore d’incertitudes liées aux mesures. L’étude mentionne aussi les interventions réalisées après la construction : pose d’équipements, percements de parois, évolution des matériaux. Ces éléments sont cités comme des facteurs pouvant expliquer les variations observées.
Le projet DURABILIT’AIR 2 vise donc à mieux comprendre les mécanismes de dégradation de l’étanchéité à l’air des maisons individuelles pendant leur première année d’exploitation. Pour cela, il s’appuie sur deux approches : une évaluation in situ de 11 maisons individuelles et des protocoles de vieillissement accéléré réalisés en laboratoire. Le périmètre annoncé porte bien sur ces maisons individuelles et sur cette première année.
Pour les entreprises et fédérations professionnelles, identifiées parmi les publics de la publication, l’intérêt est de replacer l’étanchéité à l’air dans une temporalité plus longue que le seul test à réception. La source ne transforme pas la première année d’occupation en nouvelle échéance réglementaire. Elle présente un travail de recherche destiné à documenter la tenue dans le temps et à mieux comprendre les phénomènes observés.
Le document a été édité en mars 2026 et mis en ligne le 12 octobre 2026 sur la librairie de l’ADEME. La page annonce deux fichiers : un rapport final sur l’évolution de l’étanchéité à l’air des bâtiments pendant la première année d’occupation, au format PDF, et une synthèse portant le même titre. Le document est en français et rattaché à la collection Expertise.
La publication est signée par plusieurs auteurs : Andrés Litvak, Valérie Leprince, Nolwenn Hurel, Sylvain Berthault, Eddy Handtschoewercker, Bassam Moujalled, Jocelyne Ponthieux, Gilles Frances, Florent Tivolle, Fabrice Bonnaudin et Alexis Flamant. Les publics indiqués sont le monde de la recherche, les entreprises et fédérations professionnelles, ainsi que le secteur public. Le thème associé est le bâtiment.
Pour un professionnel intervenant sur l’enveloppe, les équipements ou les percements de parois, l’étude rappelle que l’étanchéité à l’air peut évoluer après la construction et que plusieurs facteurs peuvent entrer en jeu. Elle ne se limite pas au choix d’un produit ou d’un système : elle met aussi dans le champ d’observation la mise en œuvre, les mesures et les interventions ultérieures. Le détail opérationnel se trouve dans le rapport final et la synthèse mis à disposition par l’ADEME.
Sources
- ADEME Librairie — Bâtiment, 12 octobre 2026 — Étude de l'évolution de l'étanchéité à l'air des bâtiments pendant la première année d'occupation ↗
Une erreur ? Signaler une correction.

Un procédé photovoltaïque léger pour toitures-terrasses
L’ADEME documente un retour d’expérience sur le réemploi des matériaux
Salles de sport : l’ADEME publie une étude sur l’air intérieur