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Canicule : les repères publics sur logement frais, climatisation et isolation

Les ministères Écologie et Logement rappellent plusieurs gestes et choix d’équipement face aux vagues de chaleur. Le message porte sur la température de climatisation, l’aération, les ventilateurs, la végétalisation et l’isolation des logements.

Les ministères Écologie et Logement ont publié un point consacré aux idées reçues sur les vagues de chaleur. Le texte vise deux objectifs affichés : mieux protéger la santé et mieux s’adapter au changement climatique. Il s’adresse au quotidien dans les logements, avec des repères sur la climatisation, l’aération, les ventilateurs, les plantes, les îlots de fraîcheur et les travaux de confort d’été.

Premier point : régler une climatisation très bas n’est pas présenté comme une bonne réponse à la chaleur. L’administration explique qu’un écart de température trop fort avec l’extérieur peut provoquer un choc thermique, c’est-à-dire un malaise lié à un changement brusque de température. Elle reprend la recommandation de l’Ademe : lorsque le logement est équipé, régler la climatisation à 26 °C au minimum pour limiter l’écart avec dehors.

Ce réglage a aussi un effet sur la consommation d’électricité. D’après les recommandations de l’Ademe citées par les ministères, passer d’un réglage à 23 °C à un réglage à 26 °C divise par trois la consommation électrique de la climatisation. Le texte présente donc ce seuil de 26 °C comme un repère à la fois pour la santé et pour les dépenses d’énergie, sans en faire une règle réglementaire.

Les ventilateurs et les brasseurs d’air sont distingués des climatiseurs. Ils ne refroidissent pas l’air comme une climatisation, mais ils font circuler l’air et favorisent l’évaporation de la transpiration sur la peau. Les ministères indiquent que cette circulation peut faire baisser la température ressentie de 2 à 3 degrés. L’effet est présenté comme plus efficace lorsque la peau est humidifiée, par exemple avec un brumisateur.

Le texte fait aussi une différence entre ventilateur et brasseur d’air. Le ventilateur souffle dans une direction, tandis que le brasseur d’air mélange l’air de la pièce. Les ministères attirent aussi l’attention sur l’extinction de ces équipements en quittant la pièce.

L’aération fait l’objet d’un autre rappel. Ouvrir les fenêtres en pleine canicule peut réchauffer le logement si l’air extérieur est plus chaud que l’air intérieur. Les ministères recommandent alors de fermer fenêtres et volets, notamment pour empêcher le soleil de frapper les vitrages. Le texte indique qu’une fenêtre exposée au soleil peut diffuser autant de chaleur qu’un petit radiateur électrique allumé. L’ouverture redevient pertinente quand la température extérieure passe sous celle du logement, par exemple la nuit.

La végétation est présentée comme un levier de fraîcheur, à l’échelle du quartier comme à celle du logement. En ville, les îlots de fraîcheur regroupent des espaces où la température est plus basse, avec des procédés liés à la végétation, à l’eau, à l’évapotranspiration ou aux corridors de ventilation. Les ministères indiquent que la végétalisation peut faire baisser la température jusqu’à 4 °C en ville. Ces îlots peuvent prendre la forme de parcs, jardins, coulées vertes, mais aussi de certains bâtiments comme des bibliothèques ou des musées.

À l’échelle d’une habitation, les plantes placées à l’extérieur peuvent aussi créer de l’ombre et rafraîchir l’air. Le texte cite l’exemple des plantations près des fenêtres, qui peuvent couper les rayons du soleil et contribuer à faire baisser la température intérieure. Il rappelle aussi qu’un arbre mature peut évaporer 450 litres d’eau par jour, ce qui participe au rafraîchissement de l’air autour de lui.

La climatisation n’est pas écartée dans tous les cas. Les ministères citent le cas d’un logement qui héberge des personnes vulnérables, par exemple des personnes âgées ou souffrant de problèmes de santé. Dans cette situation, le texte insiste sur le choix du système, afin d’optimiser le fonctionnement et de limiter les coûts et les émissions de gaz à effet de serre. Il cite les pompes à chaleur réversibles comme les systèmes les plus performants, utilisables l’été pour rafraîchir et l’hiver pour chauffer. Il renvoie aussi à l’étiquette énergie, avec les climatiseurs classés A+++ parmi les moins consommateurs et les plus efficaces. Enfin, l’isolation est présentée comme une réponse de long terme : murs, toiture et fenêtres ralentissent l’entrée de la chaleur, limitent le stockage de chaleur dans les parois et améliorent les conditions de vie en été, avec des économies d’énergie associées.

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