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L’inflation remonte à 2,1 % sur un an en juillet 2026

L’Insee a confirmé une hausse de l’indice des prix à la consommation en juillet 2026. Cet indicateur sert à mesurer l’inflation et intervient aussi dans l’ajustement de certains contrats et revenus.

L’indice des prix à la consommation, ou IPC, est reparti à la hausse en juillet 2026. D’après l’Insee, il a progressé de 0,6 % sur un mois, après une baisse de 0,3 % en juin. Sur un an, les prix à la consommation augmentent de 2,1 %, contre 1,8 % le mois précédent. Service-Public rappelle que cet indice est l’outil principal utilisé pour mesurer l’inflation en France.

Cette évolution donne un repère sur le mouvement général des prix payés par les ménages. L’IPC ne suit pas un prix isolé, mais une moyenne construite à partir d’un ensemble de biens et de services. Il vise à mesurer l’évolution des prix à qualité constante. Autrement dit, il cherche à observer le changement de prix d’un panier comparable dans le temps, plutôt qu’un changement lié à la nature ou à la qualité du produit consommé.

Pour juillet 2026, l’augmentation annuelle de 2,1 % s’explique par plusieurs mouvements relevés par l’Insee. Les prix des services accélèrent, en particulier dans l’hébergement et les communications. Les prix de l’énergie accélèrent aussi, avec une hausse portée par le gaz et les produits pétroliers. Du côté des produits manufacturés, la baisse se poursuit moins fortement qu’en juin, mois marqué par le début des soldes d’été.

Le mouvement s’inscrit dans une série plus longue. Jusqu’en 2021, les variations de l’IPC d’une année sur l’autre restaient relativement faibles. Les prix à la consommation ont ensuite fortement accéléré en 2022 et en 2023. Le rythme a ralenti en 2024 et en 2025. En 2026, l’inflation est de nouveau orientée à la hausse dans les données citées par Service-Public : elle passe de 0,3 % sur un an en janvier à 2,1 % en juillet.

L’IPC est calculé chaque mois par l’Insee. Il porte sur les biens et services consommés par les ménages sur l’ensemble du territoire. Sa publication mensuelle intervient au Journal officiel. Service-Public le présente comme un instrument de mesure de l’inflation, mais aussi comme un repère utilisable par chacun pour suivre ses dépenses, sa consommation et son pouvoir d’achat.

L’indice a aussi des usages au-delà du simple suivi statistique. L’évolution de l’IPC hors tabac sert notamment de base à l’ajustement de nombreux contrats privés. Elle intervient également dans la revalorisation des pensions alimentaires, du Smic et des pensions de retraite. Le texte ne parle pas d’un seul usage unique : il mentionne plusieurs domaines où l’évolution de cet indice sert de référence.

Pour établir l’IPC, l’Insee observe les prix d’un panier de biens et de services fixes, mis à jour chaque année. Plusieurs modes de collecte sont mobilisés. Des enquêteurs relèvent des prix sur le terrain, dans différents points de vente et partout en France. Des prix sont également observés sur internet. L’Insee utilise aussi des données d’achat transmises par les enseignes de la grande distribution au moment du passage en caisse.

Les secteurs pris en compte comprennent notamment les produits manufacturés, comme l’habillement ou les produits de santé, l’énergie, avec par exemple les carburants, et les services, dont les loyers, les transports ou les communications. Certains biens et services ne figurent pas dans ce calcul, soit parce que leur prix est difficile à observer, soit parce qu’ils relèvent d’autres indices. Service-Public cite les ventes de véhicules d’occasion entre particuliers, les meubles anciens, les œuvres d’art et les tapis anciens.

Le calcul ne donne pas le même poids à toutes les catégories. L’Insee mesure d’abord l’évolution des prix entre deux périodes pour les différentes familles de biens et services étudiées. Puis chaque catégorie est pondérée selon sa place dans le budget moyen des Français. L’Insee propose aussi un simulateur d’indice des prix personnalisé, qui permet de pondérer différents postes, comme l’alimentation, le loyer, la santé, l’eau ou l’électricité, selon les habitudes de consommation.

Sources

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