Cyber for Good ESS met à disposition des associations, coopératives et entreprises sociales un auto-diagnostic en ligne consacré à la cybersécurité. L’outil vise à aider ces structures à évaluer leur exposition aux cybermenaces et leur niveau de préparation, sans exiger de compétences techniques particulières.
Trois dimensions évaluées
Le questionnaire examine d’abord l’exposition de l’organisation : les différents points par lesquels ses systèmes ou ressources numériques pourraient être attaqués ou compromis. L’évaluation prend notamment en compte la taille de la structure, le nombre d’équipements informatiques utilisés et les accès accordés à des tiers.
Une deuxième dimension porte sur la maturité cyber. Elle concerne les mesures déjà en place et la préparation de l’organisation. Le questionnaire invite notamment à examiner les pratiques de sécurité, la gestion des accès, la protection des équipements et l’organisation de la cybersécurité.
La troisième dimension est la confiance numérique. Elle complète les aspects techniques et organisationnels par un éclairage sur la manière dont la structure appréhende ses enjeux numériques. Le croisement de ces trois dimensions doit donner une vision plus globale de la situation de l’organisation.
Une feuille de route personnalisée
Après le questionnaire, l’outil prépare une feuille de route en fonction des réponses fournies. Les recommandations sont classées par chantiers prioritaires et assorties d’échéances indicatives. Leur contenu varie selon les réponses et la situation de chaque structure.
Les pistes citées par France Num couvrent plusieurs sujets. La gouvernance peut passer par la désignation d’une personne référente chargée de coordonner les questions de cybersécurité. Pour les comptes, l’outil peut recommander l’authentification multifacteur sur les services sensibles, notamment la messagerie et les outils en ligne.
La feuille de route peut aussi porter sur la sauvegarde des données essentielles, avec une vérification de leur sauvegarde régulière et de la possibilité de les restaurer. Autre exemple de recommandation : formaliser une charte informatique qui expose les bonnes pratiques applicables aux salariés et aux bénévoles. Ces exemples ne préjugent pas des mesures qui seront proposées à chaque organisation : celles-ci dépendent de ses réponses.
Accès et limites du diagnostic
Le questionnaire est conçu pour les structures de l’économie sociale et solidaire qui ne disposent pas nécessairement d’un responsable de la sécurité des systèmes d’information ni de compétences spécialisées en interne. France Num indique qu’il se complète en quelques minutes et ne demande pas d’expertise technique particulière. La feuille de route peut être enregistrée au format PDF afin de conserver les recommandations et de suivre les actions envisagées.
D’après les informations communiquées par Cyber for Good, le diagnostic ne recueille pas de données personnelles permettant d’identifier directement les répondants. Les réponses concernent les pratiques, les équipements et les mesures de cybersécurité de l’organisation. Elles sont traitées de manière agrégée afin de mieux connaître les vulnérabilités et les besoins des acteurs de l’économie sociale et solidaire.
Si le questionnaire fait ressortir des points de vigilance ou des besoins d’amélioration, Cyber for Good ESS indique que les structures de l’ESS peuvent, sous certaines conditions, demander un accompagnement en cybersécurité. Ces missions pro bono sont réalisées par des experts sans facturation de leur intervention. Elles visent à aider les organisations à protéger leurs données et à mettre en œuvre des mesures adaptées à leurs ressources et à leurs enjeux.
L’auto-diagnostic sert de point de départ à une démarche de sécurisation, mais ne remplace pas un audit technique approfondi ni l’intervention d’un spécialiste lorsque la situation le nécessite.
Sources
- France Num — Cybersécurité : évaluez les risques numériques de votre association grâce à un auto-diagnostic gratuit ↗
Une erreur ? Signaler une correction.

Tour France Num : une étape annoncée à Arles
Cybermois : un mois de sensibilisation à la cybersécurité
Restaurateurs : exploiter les données pour suivre l’activité