Le 16 mai 2024, 250 entreprises se sont réunies à l’hôtel de Roquelaure, à Paris, pour la deuxième édition de Roquelaure entreprises & biodiversité. Organisé sur invitation d’Hervé Berville, alors secrétaire d’État chargé de la Mer et de la Biodiversité, le rendez-vous visait à poursuivre la mobilisation des acteurs économiques en faveur de la biodiversité.
La rencontre a donné lieu à la restitution des travaux de huit groupes lancés en novembre 2023. Deux objectifs leur étaient assignés : réduire l’exposition des entreprises aux risques liés à l’effondrement du vivant et repérer des possibilités de prospérité durable appuyées sur une nature restaurée et préservée.
L’administration présente cette mobilisation dans un contexte où les risques liés à l’effondrement du vivant restent peu investis par le monde économique. Elle relève aussi le développement de nouvelles initiatives et la structuration du cadre réglementaire, notamment avec des directives européennes et un règlement contre la déforestation et la dégradation des forêts. La Banque mondiale estime que plus de la moitié du PIB mondial dépend directement ou indirectement de la nature.
Huit groupes de travail
Les groupes ont été copilotés par un ou plusieurs représentants d’entreprises ayant déjà montré leur engagement pour la protection de la biodiversité. Entre décembre 2023 et février 2024, ils ont examiné les impacts et les leviers prioritaires propres à leur secteur, puis élaboré des propositions d’action.
Les domaines cités comprennent le bâtiment et la construction, mais aussi la finance, la banque et l’assurance, ainsi que la gouvernance des entreprises. La restitution ne se limite donc pas à un seul secteur : elle rassemble des travaux menés dans plusieurs champs d’activité.
Plus de 150 propositions ont émergé de ces groupes. Elles sont réparties en trois catégories : les pratiques déjà mises en œuvre par des entreprises participantes, des actions collectives à l’échelle des filières et des demandes adressées aux pouvoirs publics.
Trois types de propositions
La première catégorie rassemble des pratiques existantes que les participants souhaitent voir reprises par d’autres entreprises. Le texte souligne le rôle possible d’acteurs-relais et des fédérations professionnelles pour porter ces messages auprès des entreprises. Il s’agit ici de pratiques issues des travaux des groupes, et non d’une règle générale énoncée pour toutes les entreprises.
La deuxième catégorie porte sur des démarches collectives au sein des filières, entre entreprises et avec leurs parties prenantes. Pour le bâtiment et la construction, la source situe donc une partie du travail dans ce cadre sectoriel. Elle ne présente pas ces propositions comme des obligations nouvelles applicables aux entreprises du secteur.
La troisième catégorie réunit des demandes adressées aux pouvoirs publics. Elles concernent principalement des sujets réglementaires, les financements et les aides aux entreprises destinées à les accompagner. Ce sont des demandes issues du travail collectif, et non l’annonce dans cette publication d’un dispositif d’aide déjà ouvert.
Ce que cela signifie pour le bâtiment
Les propositions couvrent des pratiques d’entreprise, des actions de filière et des demandes publiques.
Le rendez-vous du 16 mai a ainsi rendu compte d’un travail collectif engagé depuis novembre 2023, avec des propositions élaborées entre décembre et février. La source présente les orientations et les catégories de propositions.
Sources
- Ministères Écologie et Logement, 22 mai 2024 — « Roquelaure entreprises & biodiversité » : 250 entreprises mobilisées ↗
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