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L’ADEME publie ISOLHYBBA sur l’isolation des bâtiments anciens

L’étude porte sur l’isolation hygroscopique et géo ou biosourcée des bâtiments anciens, avec un focus sur les maisons à colombages. Elle met l’accent sur la mesure thermique en tenant compte à la fois de la chaleur et de l’humidité.

L’ADEME a mis en ligne, le 9 septembre 2026, une publication consacrée au projet ISOLHYBBA, intitulée Isolation hygroscopique et biosourcés des bâtiments anciens. Le document est classé en étude et recherche, dans la thématique bâtiment. Il s’intéresse à un sujet précis : la réhabilitation énergétique du bâti ancien, et plus particulièrement des maisons à colombages, quand les matériaux d’origine réagissent à l’humidité et ne se comportent pas comme ceux des constructions modernes.

Le point de départ du projet est l’hétérogénéité du patrimoine bâti ancien en France. La publication insiste sur le fait que ces constructions demandent une approche prudente dans les travaux d’amélioration énergétique. Le projet ne traite donc pas le bâti ancien comme un ensemble homogène, mais comme un patrimoine dont les caractéristiques influencent la manière d’aborder l’isolation.

Les matériaux cités dans la présentation sont la pierre, le bois et le torchis. Leur point commun, dans le cadre du projet, est leur sensibilité à l’humidité. Cette donnée est centrale : l’isolation ne se limite pas à ajouter une résistance thermique. Le projet intègre aussi les transferts couplés de chaleur et d’humidité. La présentation rattache cette question à la préservation des matériaux et de l’architecture d’origine.

ISOLHYBBA vise à rapprocher deux objectifs : améliorer la performance énergétique et préserver le patrimoine. Le champ indiqué est celui des maisons à colombages. Le projet retient une approche tenant compte du comportement des matériaux. La publication ne présente pas l’isolation comme une opération standard, mais comme un travail à adapter aux propriétés des parois anciennes.

Le projet propose le recours à des isolants géosourcés, biosourcés et hygroscopiques. Les exemples cités sont le chanvre, le jute et la laine de bois. Dans le cadre décrit par l’ADEME, ces isolants sont envisagés parce qu’ils sont adaptés aux propriétés des murs anciens. La présentation associe aussi ce choix à une démarche respectueuse de l’architecture et des matériaux existants.

L’objectif principal annoncé est de développer une méthode de mesure du coefficient de transmission thermique U. Le projet cherche à intégrer dans cette mesure les transferts couplés de chaleur et d’humidité. Cette formulation est importante : elle signifie que le comportement thermique n’est pas étudié seul. L’humidité fait partie du cadre de mesure retenu, car elle intervient dans le comportement des parois anciennes et des matériaux utilisés.

Pour construire cette méthode, ISOLHYBBA repose sur trois volets : une approche expérimentale, une base de données matériaux et de la modélisation numérique. Ces trois éléments sont présentés comme les supports du projet.

La page de l’ADEME indique que la publication comprend deux documents : une synthèse au format PDF de 1,21 Mo et un rapport final au format PDF de 21,47 Mo. La date d’édition indiquée est mai 2026. Les auteurs mentionnés sont Abderrahim Boudenne, Mohamed Larbi-Youcef, Eric Mougel, Romain Remond, Gilles Alglave et Johann Degrave. La publication est en français, rattachée à la collection Expertise, et son public est indiqué comme Tout Public.

Avant le téléchargement, la page demande de renseigner une adresse de courriel. Elle précise aussi que les champs commençant par un astérisque sont obligatoires. La publication apporte un cadre de recherche sur ces points, sans transformer le chantier ancien en cas standard.

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Sources

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