La rénovation énergétique en France reste largement organisée autour de travaux isolés, non coordonnés et peu efficients énergétiquement, observe l’ADEME. L’étude porte sur une autre voie : réaliser une rénovation performante en plusieurs étapes, plutôt qu’en une seule opération globale ou par une succession de gestes sans coordination.
La rénovation globale offre la meilleure chance d’atteindre la performance, mais elle demande davantage d’investissement au démarrage. Le parcours par étapes peut constituer un compromis pour les ménages qui ne peuvent pas engager cette rénovation d’un coup, ou qui souhaitent commencer par des travaux spécifiques. L’étude examine les enjeux techniques et financiers de cette approche dans les logements privés.
Organiser les étapes de travaux
Le nombre d’étapes envisagé diffère selon le logement : deux au maximum en copropriété, et deux à trois pour une maison. Dans les deux cas, l’étude place la préparation avant le début des travaux : il s’agit d’avoir une vision d’ensemble des interventions à mener et du parcours à suivre.
L’ADEME indique aussi que l’ambition de la première étape compte pour la suite du parcours : plus elle est élevée, plus les conditions pour atteindre la performance à terme sont réunies. Ce constat concerne l’organisation technique de la rénovation.
Le rapport présente la rénovation par étapes comme un compromis possible entre la rénovation globale, plus efficiente mais nécessitant davantage d’investissements au démarrage, et les monogestes de travaux, pour les deux types de logements étudiés.
Des financements à articuler
Sur le volet financier, l’étude s’appuie notamment sur les retours des mécanismes de financement existants, dont MaPrimeRénov’ Parcours Accompagné pour les rénovations d’ampleur. Selon l’ADEME, les mécanismes en vigueur en juin 2026 incitent à une première étape ambitieuse dans les maisons individuelles et à une approche globale en copropriété.
L’étude relève toutefois que les aides ne sont pas toujours facilement mobilisables lors de la deuxième étape. Elle signale également que le reste à charge bloque encore des ménages aux revenus modestes et très modestes.
Pour les maisons individuelles, les coûts des travaux dépassent souvent le plafond de l’éco-PTZ, indique l’ADEME. Le rapport estime que des financements adaptés sont nécessaires pour faciliter l’engagement dans un parcours par étapes, en garantir l’aboutissement et atteindre la performance visée.
Maisons et copropriétés
L’étude couvre séparément les maisons et les copropriétés. Elle souligne qu’avant toute action de travaux, il faut disposer d’une vision globale des interventions à mener et du parcours à suivre.
Sources
- ADEME Librairie — Bâtiment, 16 octobre 2026 — Financement de la rénovation performante par étapes des logements privés : diagnostic des enjeux techniques et financiers ↗
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