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Trêve hivernale 2024-2025 et plan Logement d’abord

La trêve hivernale s’étend du 1er novembre au 31 mars 2025. Pour lutter contre le mal-logement, l’État présente deux axes : l’hébergement d’urgence et le plan Logement d’abord, qui privilégie l’accès à un logement pérenne.

La trêve hivernale 2024-2025 a commencé le 1er novembre et se poursuit jusqu’au 31 mars 2025. À cette occasion, les ministères chargés de l’Écologie et du Logement présentent la stratégie de l’État contre le mal-logement. Elle repose sur deux axes : l’hébergement d’urgence et le plan Logement d’abord, ou LDA.

L’hébergement d’urgence

L’hébergement d’urgence répond aux besoins immédiats de personnes privées de domicile et confrontées à une détresse sociale, médicale ou psychique. Il peut prendre différentes formes, notamment l’accueil en centre d’hébergement d’urgence ou en centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), ainsi que des nuitées d’hôtel. Les ministères décrivent ces solutions comme provisoires, souvent précaires, dans l’attente d’un logement durable et adapté.

Le déclenchement de capacités exceptionnelles de mise à l’abri s’est longtemps appuyé principalement sur la baisse des températures. D’autres critères sont désormais pris en considération tout au long de l’année : les conditions socio-économiques, un sinistre ou des migrations liées à des crises internationales. Des mesures spécifiques restent prévues pendant les périodes de grand froid.

La stratégie ne se limite donc pas à la période froide ni à la mise à l’abri temporaire. Le ministère indique vouloir faciliter le passage de l’hébergement d’urgence vers un logement durable. Il présente le logement comme un repère permettant de s’approprier un « chez-soi », considéré comme essentiel à l’intégration dans la société.

Le plan Logement d’abord

Le plan Logement d’abord est un plan quinquennal consacré à la lutte contre le sans-abrisme. Son ambition est de réduire de manière significative le nombre de personnes sans domicile fixe en privilégiant leur retour au logement, plutôt que la multiplication des réponses d’hébergement de courte durée. Les ministères rapportent que, depuis 2018, le plan a permis à 600 000 personnes d’accéder à un logement pérenne.

Entre 2018 et 2022, des projets ont été conduits dans 45 territoires. Collectivités territoriales, services de l’État, bailleurs sociaux et associations y ont travaillé ensemble. Les actions citées comprennent la mobilisation de logements abordables et adaptés, le repérage et l’accompagnement des personnes sans domicile, l’accès au logement pour des ménages hébergés ou sans-abri, ainsi que la prévention des ruptures.

Impayés et prévention des expulsions

Dans le contexte de la trêve hivernale, de l’inflation et de la hausse des coûts de l’énergie, le plan Logement d’abord permet aux services de l’État de renforcer leur capacité d’intervention précoce face aux impayés de loyers et de charges. L’objectif annoncé est d’éviter autant que possible les expulsions locatives.

La ministre du Logement et de la Rénovation urbaine est engagée pour le logement social, la lutte contre l’habitat indigne et l’hébergement d’urgence.

Sources

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